Sirius – Liège coding school

Ils viennent de Syrie, d’Irak, du Liban, d’Afghanistan, du Burundi, du Djibouti, du Togo, de Mauritanie, de Guinée ou d’ailleurs. Depuis le 2 octobre dernier, le projet < SIRIUS – Liège Coding School > propose une formation inédite aux personnes réfugiées qui souhaitent s’initier au codage informatique et au développement web.

La phase promotionnelle du mois de septembre a manifestement porté ses fruits ! Les trois séances d’information organisées au sein du Monde des Possibles étaient combles, et nous avons réceptionné plus d’une soixantaine d’inscriptions. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, les publics visés ont clairement fait part de leur intérêt pour le projet Sirius. Le nombre élevé de candidatures reçues indique clairement qu’il existe une vraie demande en termes d’acquisition de nouvelles compétences liées au numérique. Un réel engouement pour une première édition qui s’annonce d’ores et déjà des plus enrichissantes, tant pour les apprenants que pour nos formateurs !

Au final, quarante personnes participeront à cette première session durant les mois d’octobre et novembre 2017. Afin de créer un environnement propice à l’apprentissage du codage informatique, quatre groupes ont été constitués. Notre intuition selon laquelle la création de petites entités favorise la cohésion du groupe semble déjà confirmée, puisque tous les participants ont rapidement trouvé leur place. Durant la première semaine de formation, les stagiaires ont eu l’occasion de s’initier au HTML, d’affirmer leur présence online grâce à la création de leur CV ou bien d’apprendre les rudiments de la robotique. De façon ludique, les exercices proposés permettent aux apprenants de stimuler leur imagination tout en s’ouvrant aux multiples possibilités qu’offre le numérique.

Parmi les 69 nationalités qui passent la porte du Monde des Possibles chaque semaine, les apprenants présentent différents niveaux en français et en informatique, mais nous mettons tout en place pour remédier à ce déséquilibre ! Le professeur de français langue étrangère qui se consacre au projet Sirius prépare actuellement un test de niveau en langue française. Certains d’entre-eux seront invités à suivre des cours de français niveau A1. Les personnes qui démontreront un niveau avancé bénéficieront quant à elles de cours plus poussés. Les concepts spécifiques à l’univers du développement web seront étudiés et approfondis à raison de deux heures par semaine. Depuis plus de quinze ans, le Monde des Possibles propose des cours de FLE et d’informatique un public multiculturel. Afin de poursuivre la mission première de l’ASBL, il nous est apparu naturel d’inscrire Sirius dans cette double dimension langagière (langue française et langages informatiques).

L’autre axe sur lequel s’oriente notre action porte sur la dynamique de groupe et le développement des compétences collaboratives. Cette dimension a été initiée dès les premiers cours, notamment grâce à la mise en place d’exercices permettant d’identifier la nature des interactions entre les stagiaires. Apprendre à échanger, à partager les savoirs et savoir-faire, et surtout à collaborer : telles sont les principes insufflés aux différents groupes d’apprenants Sirius. Pour rappel, l’objectif visé par le projet < Sirius – Liège coding school > est de créer une coopérative sociale numérique autogérée par des personnes réfugiées. D’où l’importance d’apprendre à travailler en groupe au plus vite, tout en prenant connaissance des idéaux qui structurent l’entreprenariat et l’auto-gestion !

Projet 109 : quoi de neuf?

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Depuis septembre 2016, l’asbl Le Monde des Possible œuvre à la mise en place d’échanges intergénérationnels et interculturels dans le cadre du projet « 109 » (sang neuf).

Il s’agit de mettre en contact des jeunes migrants en recherche d’emploi avec des liégeois de 50 ans et plus. A travers cet échange mutuel de savoirs et d’expérience, l’objectif est de viser l’insertion socioprofessionnelle des uns, et la prise de conscience des réalités migratoires chez les autres.

Quoi de neuf ?

Fin décembre 2016 et début janvier 2017, nos 6 premiers binômes se sont lancés ! Après un entretien individuel, nous leur avons proposé un matching sur base de leurs attentes et compétences. Nous sommes impatients de découvrir le résultat de leurs premières rencontres !

Se préparer à la rencontre interculturelle

En novembre et décembre 2016, trois journées de formation ont été proposées à un premier groupe de participants.

La première journée à l’IRFAM a permis de faire le point sur les notions d’identité et de culture, ainsi que sur les enjeux de la communication interculturelle. Nous en sommes ressortis avec des outils nous préparant à la rencontre interculturelle, et une grille permettant d’analyser des situations de choc culturel.

Lors de la deuxième journée au CRIPEL, nous avons pu tester nos connaissances relatives à l’histoire et aux causes des migrations. La présentation de quelques chiffres nous a permis d’appréhender la réalité migratoire actuelle en Belgique. L’après-midi, nous avons abordé les obstacles à l’insertion socioprofessionnelle des personnes étrangères. Nous avons terminé par une réflexion sur le concept d’intégration.

Enfin, nous nous sommes réunis au Monde des Possibles afin d’aborder la notion de parrainage et les spécificités de cette relation. Ensuite, des situations-problèmes auxquelles les parrains pourraient être confrontés ont été proposées afin d’exploiter différentes ressources. L’après-midi a été consacrée à une rencontre avec un assistant social de l’asbl EVA, qui accompagne des jeunes dans leur recherche d’emploi.

Ces trois jours, riches en échanges et en découvertes, devraient permettre aux participants de partir du bon pied !


Agenda

Au Monde des Possibles :

  • 23/01 (9h-12h): groupe de soutien à la recherche d’emploi (rencontre « jeunes »)

Les participants au projet, mais aussi toute personne intéressée par la démarche, sont invités à se réunir tous les mois afin d’aborder les obstacles à l’insertion socioprofessionnelle et d’y apporter collectivement des pistes de solutions.

  • Début février (date à fixer) : séance d’intervision (rencontre « seniors »)

Au CEFO (Forem) :

16,23,30/01 (13h30-16h30) : aide à la construction du CV

19,26/01 (8h45-10h15) : aide à la construction de la lettre de motivation

23/01 (13h30-16h30) : démystification des tests psychotechniques

D’autres dates à découvrir : https://www.leforem.be/contact/carrefour-emploi-formation-orientation/liege.html (inscriptions: 04/254.57.42)

A la Mirel (Mission régionale pour l’emploi de Liège):

Séances d’information tous les mercredis à 10h (http://www.mirelasbl.be)

On en parle !

Le 15 décembre, Amina et Mauricette représentaient le projet 109 (lauréat pour la Wallonie dans le cadre du prix fédéral SPF de lutte contre la pauvreté) aux « 40 ans des CPAS » à Bruxelles. Ce fut l’occasion de faire connaître le projet et de nouer des contacts intéressants!

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Faire partie de l’aventure

Vous êtes intéressé-e par un échange interculturel et intergénérationnel ? Vous désirez partager votre expérience ou améliorer vos chances sur le marché de l’emploi ? Rejoignez-nous !

Contact

Mauricette Crutzen

0472/68.23.02

crutzenma@possibles.org

www.possibles.org/109-2

ASBL Le Monde des Possibles – Rue des Champs 97, 4020 Liège

Devenir interprète en milieu social: formation gratuite

Formation de base : devenir interprète en milieu social. Les 14, 15 et 21 novembre 2016 de 9h30 à 16h

Vous souhaitez vous former au métier d’interprète en milieu social ? Vous parlez français et une ou plusieurs autres langues (arabe, somali, afar, dari/pachto, amharic, arménien, kurde, urdu,…) ? Vous êtes sensible aux questions des migrations, à l’accompagnement et au soutien des nouveaux arrivants en Belgique ?

Cette formation de trois jours (20h) propose de définir le rôle de l’interprète en milieu social, son code de déontologie mais aussi de s’exercer, par des mises en situation tirées d’expériences vécues, des discussions autour de lexiques thématiques, afin de mieux comprendre la place de l’interprète dans cette rencontre interculturelle avec un usager et un professionnel.

Vous trouverez le programme complet de la formation ainsi que le lien vers le projet Univerbal.

Renseignements et inscription (gratuite) :

Charlotte ou Emma : 04 232 02 92 ou lemondedespossibles[at]gmail.com

Participation au Hackathon à Paris 8 – coopération migrants/étudiants

Le Cnam (Enjmin & CEDRIC), l’université de Paris 8, la chaire UNESCO ITEN et Games for Change Europe organisent les 7 et 8 juin 2016, dans le cadre de l’IDEFI CreaTIC, un Hackathon :

« Création numérique : Migration[S] Autrement »

Cet événement est réalisé en partenariat avec Gobelins, l’école de l’image, Le Cologne Games Lab de l’université technologique de Cologne, le centre Michel Serres, L’ENSCI, L’ENSAD. Les élèves, issus des établissements en partenariat, auront a proposer et maquetter une application numérique sur le thème proposé. Ils seront conseillés et suivis par les spécialistes de jeux à impact social de Games for Change Europe, dont le thème cette année est : « Immigration, Intégration, Estime de soi : quel rôle pour les jeux vidéo ? ». Il s’agit d’un événement Futur en Seine dont les résultats seront présentés dans le cadre de « Games For Change Europe » (9-10 juin), « Migrations au 21ème siècle – Le Cnam face à l’enjeu des migrations » (27 juin) et « Futur[S] Autrement » dans le cadre du colloque sur l’humanisme numérique (26-28 octobre) organisé par la Chaire UNESCO ITEN et IDEFI CréaTIC.

Cet événement se déroulera au CNAM, 292, rue Saint Martin. 75003 Paris, les 7 et 8 juin 2016 de 9h00 à 19h00 et le 9 juin 2016 de 9h00 à 12h00.

Les informations, mode d’inscription et lieux sont accessibles via notre site mais aussi via les sites www.cnam-enjmin.fr, cedric.cnam.fr, www.idefi-creatic.net et www.g4ceurope.eu.

De multiples projets portés par les personnes migrantes du Monde des Possibles furent présentés auprès des étudiants de Paris 8 pour le développement conjoint d’applications technologiques qui puissent soutenir leur intégration dans la société civile.

Participation au colloque de clôture du projet New Start 4 et 5 Mai 2016 à Oviedo en Asturies (SP)

 

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Ce 4 mai 2016, l’équipe du projet New Start fut à Oviedo en Asturies (Espagne) pour la conférence finale de ce projet Daphné III dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes (GBV – Gender based violence).  Voici quelques questions qui furent abordées :

  1. Comment l’Europe peut soutenir des initiatives progressistes en matière d’accès à un emploi pour les femmes qui font l’objet de GbV ? Valoriser les compétences qui n’ont pas été certifiées par un contrat de travail ou diplôme.
  2.  Soutenir l’échange de la diversité interculturelle, des valeurs et visions du monde. Apprendre à se poser des questions qui changent la perception du monde, initier des processus durables d’émancipation.  Tirer des enseignements des expériences du passé, contribuer à l’histoire des mouvements de luttes en faveur des droits des femmes.
  3. Co-créer des espaces de discussion où les expériences des femmes victimes de GBV peuvent s’exprimer, identifier des troubles psychologiques et les habitudes qui peuvent y être associées. Développer l’estime de soi, la confiance en soi dans l’élaboration d’un projet professionnel.
  4. Progressivement intégrer les hommes dans les processus de formation. Voir à intégrer leurs lieux de socialisation pour y défendre les droits des femmes.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=HRrFvapV4ms&w=854&h=480]

12 avril 2016 – Lancement du projet d’interprétariat communautaire UNIVERBAL

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Prochaine session New Start du 11/1/16 au 25/3/16

« N’attends pas le Prince Charmant, apprends à lire et deviens qui tu es » citation féministe.

New Start – Un projet européen de femmes migrantes à l’ASBL Le Monde des Possibles

Par son ouverture aux langues du Monde, le projet New Start invite à la générosité et au partage. Nous, femmes migrantes, nous apprenons les techniques de l’interprétariat en milieu social pour proposer nos compétences linguistiques dans l’accompagnement rémunéré des personnes qui en ont besoin dans leurs rapports aux institutions. Conjointement à ces compétences, New Start promeut aussi un rapport au monde dans toute sa richesse, une amplitude gigantesque à s’ouvrir aux narrations pour en extraire des points de rencontre entre toute la diversité des cultures.

La vie partagée de nos difficultés rencontrées au quotidien révèle souvent des violences administratives, socioéconomiques, patriarcales ou physiques. Nos témoignages qui dessinent les bases d’une solidarité en mouvement sont autant de traces, de reflets, de présences antagonistes avec les hommes et les politiques migratoires discriminantes.

Notre savoir faire est constitué de notre vécu et de nos langues, multiples, bariolées qui plongent parfois aux origines de civilisations ancestrales et méconnues à Liège. D’autres sont complexes, se méritent mais toutes alimentent l’étonnement des innombrables manières de voir le monde, de le dire et de l’aimer. Nos ateliers menés avec nos formatrices Régine, Elisa, Charlotte et Chiara soutiennent une dynamique d’éducation populaire sur une session de 3 mois (5 matinées par semaine) qui se présente en différents modules (droit, citoyenneté, informations sociales, actions collectives, économie sociale…). Cela nous permet de nous retrouver, d’échanger nos expériences et savoir-faire pas uniquement linguistiques.

L’amour des langues c’est l’amour des gens ; une manière aussi de relever le défi de dire le monde avec des vécus parfois traumatiques. Mais nos faiblesses sont nos forces et les femmes réussissent admirablement bien quand elles en ont les moyens. Nos ateliers intègrent parfois la présence des hommes car il s’agit bien de travailler ensemble à l’émancipation de chacun et de chacune quel que soit son sexe, son origine sociale ou ethnique, nous travaillons contre la bêtise et la méchanceté pour que chacune puisse inventer sa vie, ensemble.

Prochaine session New Start du 11 janvier 2016 au 25 mars 2016.

L’équipe New Start.

Le Monde des Possibles – 97 rue des Champs – 4020 Liège – www.possibles.org – 04/232.02.92

 

Avec le soutien de l’Union Européenne – Programme Daphné III – www.newstart-project.eu

L’éducation contre la criminalité.

2015 est sans nul doute une année triste la liberté et les droits de l’homme dans le monde.  Depuis Charlie Hebdo, en passant par Tunis, l’Egypte, le Tchad, le Bangladesh, le Royaume Uni et les Etats unis (pour ne citer que ceux-là) les terroristes de Daesch, Boko Haram et autres mouvements obscurantistes n’ont cessé de semer désolation et terreur.

Beaucoup de questions surgissent toujours au lendemain des attentats perpétrés par ces mouvances Djihadistes. Si les victimes de ces attentats sont des nationaux, les coupables et exécutants de ces basses besognes sont aussi très souvent des fils et filles du pays attaqué.

Alors nous nous posons la question à savoir comment on arrive à retourner son arme contre soi-même.  Paris, San-Bernardino, Tunis, dans tous ces attentats, le contingent d’Européens, d’Américains ayant participé de près ou de loin à ces tueries reste impressionnant.

Nos pays, nos villes sont aujourd’hui un reflet, un miroir ouvert sur le monde. Dans une petite ville comme Liège , Paris ou Manchester nous pouvons croiser le monde dans toute sa diversité. La diversité articule la culture, les courants de pensée et tout ce qui peut nous différencier.

Les exclusions issues des politiques d’intégration des populations d’origine étrangère ont joué un grand rôle dans la radicalisation d’une grande partie des fils et filles de nos cités.  Des villes et quartiers comme Molenbeek, Verviers en Belgique, Marseille, Pas-de calais en France sont devenues de véritables pépinières de la délinquance. Le chômage des jeunes, le décrochage scolaire et le désœuvrement ont atteint des proportions inquiétantes.

Quel avenir pour les jeunes de ces quartiers ou le communautarisme a une place prépondérante, ou le contact avec les autres cultures est quasi inexistant ? Ou l’éducation est abandonnée aux mains de prédicateurs de tout genre et ou les parents submergés par le cout de la vie sont abonnés absents à l’éducation et au suivi de l’avenir de la nation que représentent ces jeunes.

Une piste de solution serait de repenser notre système éducatif, en incluant toutes les diversités et en prenant en compte les besoins et aspirations de tous. Un monde meilleur ne peut se construire avec des divisions, des exclusions et des injustices.

Introduction au projet Interlangues

Après l’émotion, la réflexion et l’action : comment répondre aux jeunes qui s’interrogent sur l’assassinat des journalistes caricaturistes de Charlie Hebdo le mercredi 7 janvier 2015 ? Dans toute l’Europe géographique, beaucoup d’animateur-trices, de professeurs ont abordé la question avec leurs élèves dès le lendemain de l’attentat. Beaucoup se sont trouvés démunis par les interpellations des jeunes. Ces évènements à Paris, Verviers et le climat sécuritaire, les militaires dans la rue en Belgique, les tensions issues du conflit en ex-Yougoslavie et de la guerre civile en Géorgie pointent que le dialogue interculturel et l’expression des droits à vivre ses convictions philosophiques restent difficiles à atteindre dans certains contextes où les jeunes vivent. Les apprentis dessinateurs que sont les jeunes d’Interlangues ou les professionnels confirmés n’ont pas la même façon de travailler, la même culture, ne rient pas de la même chose, la culture du dessin est différente mais nous croyons possible un respect de l’autre par une coconstruction d’une certaine universalité du dessin, de son intention d’où le nom du projet.

Présentation lors du 1er jour de la rencontre à Bruxelles qui fédéra 40 jeunes de Macédoine, Serbie et Géorgie :

Le projet Interlangues.    Des éclats de rire.

Interlangues est né il y a quelques mois quand une professeure de français a exprimé son désarroi devant les questions légitimes de ses élèves suite aux attentats de Charlie Hebdo à Paris.  C’est l’humour, le droit de rire, de se moquer avec une plume et un dessin que des extrémistes ont attaqué.  Nous animateurs, nous savons le prix de la liberté, nous professeurs, nous essayons chaque jour de transmettre un esprit critique sans lequel il n’y a pas de sciences, pas de savoir car tout peut-être critiqué.

L’année 2015 fut terrible, c’est une grande tristesse car l’impertinence fait partie de la vie et c’est la vie qui fut ciblée.  Soyez moqueur, soyez frondeur, la dérision et l’autodérision nous appartiennent, nous pouvons nous moquer de nous même, nous le devons.

Interlangues est un projet pour lutter contre l’obscurantisme qui veut étouffer la liberté d’expression.  C’est une résistance aux fanatiques religieux, aux extrêmes droites, aux politiques qui entretiennent la misère et le terrorisme.

On a tous conscience que ce qui s’est passé est très grave.  Est-ce que cela peut m’arriver ?  Pourquoi des gens font cela sont des questions que les jeunes se posent normalement.  C’est ensemble qu’on peut tenter de répondre à ces questions.  Des questions pour faire le point, des questions pour aussi exprimer nos points de vue, ce que vous aimez, la société que vous souhaitez construire ensemble.

Nos rires sont des chants, des petits dessins au nom de notre liberté.  Nous vous remercions d’être parmi nous dans le climat sécuritaire qui a frappé la France et la Belgique.  Merci d’être là et d’affirmer votre envie, votre désir d’inventer, de découvrir la diversité du monde.  Votre présence est en soi la manifestation d’une lutte pour nos valeurs démocratiques.

Les mots nous manquent devant la souffrance,  nous sommes tous touchés par ce qui s’est passé, nos émotions s’entrelacent.  Mais voici qu’avec nos dessins, nos caricatures nous affirmons une force créatrice immense.  Ici commence un monde possible.  En janvier dernier, Luz disait aux obsèques de Charb « je suis Charlie ? Prouvez-le » et bien voilà nous sommes là et bien prêts à nous exprimer.  Cela ne tient qu’à vous que cette expérience soit solidaire et unique.  

Kevin et Thomas sont présents pour vous accompagner dans le chemin des « même pas peur ». Bon travail les amis.  Je vous souhaite de bons coups de crayons et surtout de bien vous amuser.

Page web du projet ici

 

Mounia : son vécu et la formation New-Start.

« Originaire du Maroc, je suis en Belgique depuis bon nombre d’années. J’ai mis du temps avant de rencontrer le chemin de la formation et du Monde des Possibles ». Mounia, octobre 2015, Liège.

Mounia de son nom est sans-papier. Elle suit la formation New Start au sein de l’ASBL.

« Avant j’ignorais beaucoup de choses. Maintenant je me sens plus sereine pour affronter la vie même si ma situation reste tout de même compliquée. Ce que nous apprenons dans New Start est très bénéfique pour nous et aussi pour notre entourage ». Mounia, octobre 2015, Liège.

Des thématiques comme les droits des femmes, le logement, la santé ou encore le travail sont abordées pour une grande autonomisation des personnes. Les participantes de la formation ont aussi l’occasion de s’essayer à l’interprétariat. Chercher les voies et moyens pour une auto-socio-construction des savoirs et pouvoirs est une des missions allouées à New-Start.

Bon vent à Mounia et à toute l’équipe de la formation New-Start.

« Le monde des possibles » Asbl

Octobre 2015