Education Permanente

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Philosophie

Le Monde des Possibles inscrit son action dans une lutte pour que chacun/e puisse assurer sa sécurité d’existence.  Nous soutenons des projets qui répondent à des besoins identifiés par les personnes qui fréquentent l’association (demandeurs d’asiles, sans-papier, réfugiés, sans-abris, sans-emploi, etc.).  Convaincus que la mobilité a toujours existé, nous défendons une politique migratoire qui accueille les migrants à la hauteur des principes démocratiques.

C’est dans ce sens que le Monde des Possibles réalise depuis 2001 des actions communes entre personnes qui ne se seraient pas spontanément rencontrées. En effet, convaincue de la compréhension interculturelle et de la solidarité que peuvent faire émerger les actions collectives, les échanges de savoirs, l’analyse critique ainsi qu’une conscientisation sur les réalités vécues, notre association tente de favoriser la co-création d’action de ses stagiaires dans la vie sociale, culturelle et politique de Liège.

D’une façon plus globale, nous travaillons également à dénoncer les politiques migratoires qui développent l’insécurité d’existence, empêchent l’exercice du droit d’asile, assimilent les flux migratoires à un danger pour les nationaux.  Une attention particulière est portée sur les centres fermés, les répressions et morts aux frontières (Lampedusa, Frontex..), le déni du droit à la défense de nombreux/ses travailleurs/euses migrant(e)s.

Transversalité

Nous privilégions une approche d’autosocioconstruction des savoirs et pratiques qui favorise le développement de “l’empowerment” et de l’action politique. Cette approche se base sur la découverte des cultures, sur leurs pratiques et trouve sa pertinence au sein d’une organisation rhizomatique : les actions menées sont multiples et transversales afin d’apporter une connaissance non pas formelle, mais bien mobilisatrice.

Cette démarche transversale se traduit en termes d’actions convergentes qui invitent leurs participants à s’associer.  Les cours de français, répartis en plusieurs niveaux, génèrent ce brassage interculturel tout en abordant, à travers les apprentissages de la langue, des thématiques contribuant à ce processus d’analyse critique : productions artistiques engagées, participation à des actions politiques, rencontres et échanges proposant un recul sur leur réalité, etc.

L’action politique.

La violence institutionnelle dont les migrant(e)s sont victimes empêche de poser la question de la richesse interculturelle des flux migratoires.  Au contraire, cette violence tend à criminaliser les migrant(e)s en les réduisant à un risque pour l’emploi des nationaux, pour la survie de la sécurité sociale.  C’est une manière d’opposer les citoyens/nes entre eux/elles pour qu’une politique libérale puisse pleinement s’exercer.  La difficultés socio-économiques actuelles ne sont pas le fait des migrants mais de cette politique qui touche tous les citoyennes en Belgique.  C’est pour une coexistence entre migrant(e)s et nationaux que nous travaillons au quotidien par la défense d’une politique économique et sociale juste (régulation de la finance, réformes fiscales, sécurité sociale pour toutes/tous…)

Tenter de sortir d’une politique d’opposition entre nationaux/migrants demande pour chacun/e :

  • de promouvoir une justice sociale.
  • d’interpeller la société civile sur les droits à une sécurité d’existence.
  • de sortir d’une approche sécuritaire qui affecte tout le monde.
  • de garantir un accès à la sécurité sociale
  • de ratifier les conventions internationales de l’OIT qui défendent les droits des travailleurs/euses